Ah le philodendron pink princess…
Élue parmi les 10 plantes les plus tendances d’Instagram en 2021, elle peut se vanter d’avoir une origine… légèrement trouble.
La légende raconte qu’un couple ne pouvait pas rester ensemble à cause de l’opposition familiale et qu’ils étaient donc prêts à s’enfuir, mais sont malheureusement décédés lors d’un accident. (Roméo et Juliette en moins dramatique quoi). Deux plantes ont germé et poussé à l’endroit où les deux âmes en peine sont mortes. Les boutons rouges étaient enveloppés de feuilles vertes couche par couche, tout comme l’amour des deux personnes. Et tadam, c’était le Philodendron !
L’aspect scientifique, bien que moins dramatique, est encore plus flou !
Le pink princess (ainsi que le white princess, pas de jaloux) vient du Costa Rica et est un hybride du philodendron erubescens.
Aux alentours de 1970, en Florida, se trouve un fanatique de plantes nommé Robert McColley. Il est responsable de nombreuses mutations des philos. Le problème est que le gars était tellement enthousiaste qu’une bonne partie de son travail n’était ni breveté ni documenté !
Il clonait les plantes par culture des tissus. Lors du processus, si l’environnement n’est pas stérile, d’autres mutations peuvent arriver. Alors… Est-ce que le pink princess est une mutation volontaire ou un incroyable accident ? Et bien, personne ne le sait !
Une dernière anecdote pour la route, en pépinière, il n’y a aucune garantie que la mutation tienne sur une bouture, qui peut donc redevenir verte. Le prix du pink princess permet donc de « compenser » ces pertes. Sur la photo, nous avons une jolie plante qui n’attend que de grandir à 20€ et un pot assorti à 12€, avis aux amateurs
.
Sur ce, moi je retourne bosser dans la boutique, en espérant vous avoir appris quelque chose ! (D’ailleurs n’hésites pas à me le dire en commentaire, que je me sente moins seule à me passionner pour l’histoire des plantes)
À bientôt à Flagey !


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