Fournir le meilleur substrat à ma plante

Hello !

Sur instagram, vous étiez plutôt unanimes quand au fait que vous vouliez une explication sur les types de terreau. Je me mets donc au travail pour essayer de vous faire une explication simple mais complète.
DISCLAIMER : Je ne suis forte que de mes recherches personnelles et mon expérience, je ne possède aucun diplôme en botanique, biologie ou horticulture. Il se peut donc que je commette une erreur, ne possédant pas la science infuse 😉.

Comme chaque humain ou chaque animal, chaque plante est différente. Vous ne nourririez pas une vache de la même manière qu’un lion, et votre oreiller préféré ne sera pas celui qui conviendra à votre voisin. Pour traiter au mieux votre plante, il lui faut donc le substrat le plus adapté.

Commençons par le niveau de pH du sol

Pour être tout à fait honnête avec vous, ma connaissance est assez pauvre là-dedans. Généralement, je tape dans ma barre de recherche « nom de la plante pH soil », je tombe sur un numéro, et je me réfère à ça pour trouver le terreau le plus adapté.
Le pH va avoir une influence sur la manière dont la plante assimile les oligoéléments et les nutriments. Le pH neutre se situe aux environs de 7. Le terreau dit « universel » est acide, entre 5.5 et 6.5. Le pH est généralement inscrit à l’arrière des sacs de terreau, mais il existe aussi des appareils qui permettent de le mesurer.

Une fois la bonne base sélectionnée, on peut passer au mélange !

Un substrat dit « aéré »

Certaines plantes ont de toutes petites racines extrêmement fines, d’autres sont clairement plus épaisses. Un substrat aéré permet aux racines de se frayer un chemin dans la terre et de s’y développer.
Il s’agit généralement d’une question de logique. Plus les racines sont fines, moins le terreau doit être compact. C’est pour cela par exemple que pour un mix spécial cactus et plantes grasses, la terre est mélangée avec 50% de sable. Le grain fin et léger laisse la place.
Il est aussi important de créer des « bulles d’air », mais ça, je vous explique dans le paragraphe suivant.

La rétention d’eau

Restons sur notre exemple des cactus. On le sait, c’est de notoriété publique, un cactus a besoin de peu d’eau. Qu’est-ce qu’il se passe si le terreau est aéré mais qu’il conserve super bien l’humidité ? On se retrouve avec un cactus qui pourrit. Adieu le cactus. Un terreau avec des poches d’air sèche plus vite, évite d’être complètement détrempé et de faire moisir les racines. L’importance de la matière utilisée pour aéré le terreau est donc capitale, car elle doit être en accord avec le besoin en eau de la plante !

Le pot

Hein ? Quoi ? Pourquoi tu nous parles de pot alors qu’avant tu parlais de terreau ? Tu vas comprendre, laisse-moi t’expliquer.

D’abord, on va commencer par faire la différence entre pot et cache-pot, mais j’ai déjà fait un post sur ça, le voilà donc :

Il y a une grande différence entre les pots en terre cuite, et les pots en plastique : la terre cuite, c’est poreux. Pour une plante qui a besoin d’humidité constante ou hyper régulièrement (un papyrus ou une calathea par exemple), il vaut mieux un pot où l’humidité s’en échappe moins vite. Pour une plante grasse, un cactus, un zamioculcas (la fameuse ZZ plant), aucun problème, la terre cuite va même plutôt aider si tu as tendance à trop arroser !

Avec ça, tu as les bases !

Maintenant, passons aux différents ingrédients pour ton mélange.

La perlite

Un grand classique. La perlite, c’est une roche d’origine volcanique qui est chauffée super fort. Avec la chaleur, elle fait un effet pop-corn.
Super élément pour aérer ton terreau ainsi que lui permettre de garder et redonner l’eau. Niveau pH, ça tourne autour de 7 et elle n’interfère pas avec les nutriments dont la plante aurait besoin. Elle est aussi peu onéreuse.
Par contre, niveau écologique, c’est moins fou. Entre le transport et le processus pour obtenir le matériel super léger qu’est la roche chauffée, c’est loin d’avoir un pauvre bilan carbone.

La fibre de coco

Plus chère, mais plus écologique. Il s’agit d’une partie de la noix de coco qui est récupérée et réutilisée plutôt que d’être jetée.
Elle permet d’acidifier un terreau, ayant un pH autour de 5.8, et comme la perlite, elle aère le substrat et permet de mieux maintenir l’humidité.

Le sable

Pour les plantes, il faut utiliser du sable de rivière (de quartz), le sable de carrière étant généralement trop calcaire. Il est plus compliqué à trouver en petites quantités, d’où le fait que je débite des sacs de 20Kg en toutes petites portions pour vous à la boutique.
Le sable est reconnu pour aérer le substrat, ainsi que casser les grosses mottes de terre et permettre à l’eau d’arriver plus vite au fond du pot, un meilleur drainage quoi ! Le sable est beaucoup plus fin que la perlite ou la fibre de coco. Il permet aussi d’augmenter le pH d’un substrat.

La sphaigne

On a peu l’habitude de la mélanger au terreau, mais c’est possible. La sphaigne absorbe énormément l’eau, jusqu’à 20x son poids ! Je l’apprends en écrivant cet article, mais apparemment il faut 12h pour la réhumidifier complètement.
En plus de permettre de conserver beaucoup mieux l’humidité, elle a aussi des propriétés anti-bactériennes et est un super stimulant racinaire.
Si tu veux qu’une orchidée bijou développe des racines plus rapidement, c’est l’idéal. Pareil si tu as eu un problème de pourriture des racines, coupe tout ce qui est atteint, nettoie bien ta plante, et laisse-la reprendre avec la sphaigne. Parlant de propriétés anti-bactériennes…

Le charbon actif

C’est super cher, on ne va pas se mentir. Néanmoins, si tu as régulièrement un problème avec une plante spécifique qui pourrit en permanence, en mélanger une petite quantité dans la terre devrait aider. Pareil pour un terrarium où la moisissure s’installe, une fine couche permet de filtrer l’eau qui y cycle et de la garder plus saine !

Les billes d’argile

Disponible en plusieurs diamètres, les billes d’argile peuvent être utilisées pour aérer un terreau. Il faut garder en tête qu’elles gardent l’humidité et la redistribuent petit à petit, surtout si c’est pour en mettre au fond d’un pot (à éviter pour un cactus par exemple). Elle est aussi utile en hydroculture (attention à ne pas oublier d’apporter des nutriments !) ainsi qu’en surface du pot pour limiter l’évaporation.

En conclusion

Je ne t’ai présenté que ce que j’ai en boutique, il existe certainement plein d’autres choses par-ci par-là ! Récemment on m’a parlé de purin de chèvre et de laine de mouton par exemple. Je continue au fur et à mesure mes recherches, mais on peut déjà se rapprocher énormément de ce dont la plante a besoin, voir de son milieu naturel avec tous les éléments cités plus haut.

Comme d’habitude, n’hésites pas à venir poser tes questions via nos différents canaux (messenger, instagram et e-mail) ou à venir apporter ta connaissance et ton expérience via commentaire.
On se voit très vite à Flagey 💚

Maïlys

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